L’apport de l’IT dans la prévention et la prise en charge des maladies chroniques

L’apport de l’IT dans la prévention et la prise en charge des maladies chroniques

Paris Healthcare Week 2019, mercredi 22 mai

Aujourd’hui 71,8% des personnes attentes d’une maladie chronique utilisent peu ou pas internet dans le cadre de leurs parcours de soin, ce sont des hypoconnectés.

Grand Témoin : Pascale Sauvage, Directrice par intérim de l’ASIP Santé

L’ASIP Santé existe depuis 2009 est d’après la feuille de route dévoilée par Mme Buzyn va devenir, d’ici la fin de l’année, l’Agence Numérique en Santé. Son but est de généraliser les usages du numériques dans le secteur de la santé.

Dès la rentrée 2019, l’ASIP fera un tour de France de la e-santé pour aller à la rencontre des patients et professionnels de santé pour échanger sur la nouvelle politique du numérique en santé. Des ateliers citoyens seront aussi organisés dans le même temps.

Pour Mme Sauvage, qu’apporte le numérique dans le cadre de la santé ?

Ce sont des outils e-parcours, au service de la prise en charge des parcours de soins des patients. Ils doivent servir entre autres à partager les données, échanger de manière sécurisée via des messagerie instantanée ou encore permettre la prescription électronique.

Quelques témoignages des participants à la table ronde

Fabrice Denis témoigne en sa qualité de médecin : à ses yeux, le numérique sert vraiment dans l’imagerie, il permet d’obtenir des résultats dans des délais courts. Ceci dit, il voit qu’il y a un changement de mentalité de la part du corps médicale qui est désormais prêt à se connecter avec les patients. La technologie favorise l’interaction entre médecins et patients avec un suivi personnalisé : ceci fonctionne uniquement si le patient a les ressources et si le corps médical se donne les moyens. D’après Fabrice Denis, la télésurveillance (comprendre le suivi des patients à distance) va exploser. Cependant, il y a un besoin de preuve clinique, de validation clinique pour les objets ou applicatifs qui vont sortir. En effet, sans preuve clinique, il n’est pas possible d’imaginer un remboursement par l’Assurance Maladie. Fabrice Denis précise qu’il y a que 4 applications sur 300 000 disponibles dans le secteur de santé qui ont fait l’objet d’étude randomisée et donc d’une validation clinique.

Frédéric Lert, président du collectif des (Im)patients Chroniques et Associés, dit que seulement 25% des patients atteints de maladie chroniques utilisent le numérique dans le cadre de leur maladie. Les nouvelles technologies sont surtout appréhendées par les personnes au début du parcours, surtout pour rompre l’isolement. Mais il précise que lorsqu’il dit le numérique ici, c’est surtout via des recherches sur internet. Il y a moins de réussite sur les applications car elles n’apportent pas plus sur le parcours de santé, elles n’ont pas à l’heure actuelle de valeur ajoutée selon lui. Pour que cela fonctionne, l’idée serait vraiment de mettre en place du numérique pour apporter de la coordination, pour mieux vivre avec sa pathologie.

Gérard Labat, trésorier de ce même collectif et souffrant de plusieurs pathologies chroniques, ajoute que lui-même n’utilise pas d’outil car sa maladie est stable. Mais dans le cas où elle ne serait pas stable, de nouveaux outils de type numérique pourrait tout à fait aider au quotidien.

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