Soft-tech et thérapies digitales pour la prise en soin au quotidien des troubles cognitifs

Soft-tech et thérapies digitales pour la prise en soin au quotidien des troubles cognitifs

Rémy Ramadour, de la société Ullo, recherche d’une alternative au médicament, sans critique de l’option médicamenteuse mais en proposant un complément de soin grâce à une approche thérapeutique innovante. L’idée de la thérapie digitale repose sur des objets connectés ludiques.

Le constat initial de Rémy Ramadour :

  • Moyenne de 8 médicaments chez une personne âgée
  • Au-delà de 3 médicaments, il y a des effets secondaires difficilement évaluables
  • Chez l’enfant, le médicament peut interférer avec son développement psychique/cognitif

 

Trois composants d’un trouble :

  • Dérégulation physiologique, cognitive, sociale, biologique, etc.
  • La conscience de la dérégulation
  • L’expression de la dérégulation

 

Pour Rémy Ramadour, un soin adapté est un soin qui minimise les biais d’expression et de conscientisation.

Deux approches face à ce constat :

  • Première approche : l’informatique physiologique
  • Deuxième approche : les interfaces Hommes-Machine (IHM)

 

La société Ullo a fait des recherches sur les IHM a développé plusieurs objets qui grâce à leur interface projettent, affichent, un état physiologique ou émotionnel d’une personne. L’idée est de montrer à une personne comment avec sa physiologique elle peut agir sur son état émotionnel, notamment en agissant sur sa cohérence cardiaque grâce à sa respiration.

C’est le cas de TOBE (tangible out-of-boby experience), dans la vidéo ci-dessus, qui permet de traduire un état physiologique et émotionnel, ce qui est particulièrement utile dans le cadre de patients atteints de troubles cognitifs. Ce même TOBE peut aussi être utilisé dans le cadre de soins à domicile semi-supervisés.

D’autres objets connectés peuvent permettre à deux personnes d’interagir, notamment dans le cas où une personne est en crise et une autre intervient pour faire cesser la crise. Exemple concret, deux personnes équipées d’un pendentif ayant un capteur pour le rythme respiratoire. Une personne fait une crise de panique, sa respiration devient chaotique. L’autre personne au travers de son pendentif peut proposer un rythme respiratoire plus calme, plus apaisé, transmis à la personne en panique pour un système de vibration. Ce système de pendentif fonctionne à distance et est un exemple de thérapie digitale lorsque la proximité est comprise.

Pour l’instant tous ces objets sont des prototypes de recherche, ils ne sont pas considérés comme un dispositif de soin.